Comme une minuscule goutte d'eau, mêlée à d'autres fait partie intégrante et fondamentale d'un océan. je veux être cette minuscule goutte d'eau qui courre vers ma Babel, Naître dans le lit d'une rivière, constituée elle aussi de minuscules gouttes d'eau, pures. A travers mon cheminement vers l'océan, je vais me salir, rencontrer des branchages qui me feront barrage. Je vais changer de forme, de couleur, de consistance, variant sous l'effet des additifs et déchets rejetés par l'homme ayant […]
« Liberté ». Voilà un bien beau vocable. Grand de par le parfum d’espoir qu’il véhicule, effleurant les ailes de tout oiseau. Et pourtant si petit, aimanté aux ailes d’oiseaux de fer destinés à la persécution, opprimant des peuples entiers. Il n’aura là le sens de « liberté » que pour les hommes à son bord, libres de dénuer leurs congénères de la liberté de respirer, les mettant au vulgaire rang d’adventice. La liberté se veut principe suintant d’indépendance et d’autonomie. L’Histoire a […]
L'être humain est ainsi fait... Beaucoup d'entre nous ont besoin d'une cour pour se sentir exister... Cour où nous disins amen à tout ce qu'ils disent où font, cour à leurs basques, quel que soit le contrexte, le débat... Décolée ô combien à tous ces êtres qui sont les miens, mais je ne fait pas partie de ceux-là ! Jamais je ne te dirais que c'est bien si ce ne l'est pas, jamais je ne dirais "amen" à tes combats si je ne les mène pas... Mais pourquoi donc, l'être est ainsi fait ? Toujours […]
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage, Et la mer est amère, et l'amour est amer, L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer, Car la mer et l'amour ne sont point sans orage. Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage, Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer, Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer, Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage. La mère de l'amour eut la mer pour berceau, Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau, Mais l'eau contre ce […]
Pluie de vie, délit d'ennui Refus de vie, faute de "si"... et si... et si, j'avais dit "Vie"... Orage de désespoir, aversion de leurs pouvoirs, Reflet d'un miroir, voilé de désespoir Faute d'ennui Ennui de la vie... Votez, délibérez, débattez, légiférez, A coups de bulltetins Vous aurez raison de nos destins Nous prendrez nos destinées Avalerez nos euphories Assassinerez nos esprits Vous êtes sur le bon chemin... Celui du pouvoir, notre mouroir...
J'aurai votre peau Et quand bien même Si je manque de pot Dans ce long périple Je dois butter Je dois chopper Contre des cailloux, des ripoux Je dois tomber, m'écrouler Au fond de grands trous A force de coups... Criminels au nom d'idéaux Auteurs, acteurs de blasphèmes Faciès "politico..." Politicos séniles aux grands disciples Tous bons à jetter A exterminer Se relever, de nouveau être debout Et vous faire tomber Au fond de grands trous A force de coups...
Mes nuits sont trempées de pluie, Pluie de sang Ravagées par des torrents, Torrents de votre perfidie Mes jours sont détrempés, Mouillés de larmes et abîmés Chienne errant à contre courant Au courant des meurtres d'enfants Meurtres tombés dans l'oubli Soufflés par le vent Et moi, essoufflée et étouffée Devant la longueur de vos dents A l'aube de ma vie Déjà, il me tarde d'être nuit De vous, loin devant, Et derrière, tant, pourtant...